La nouvelle spiritualité – SC du 05/12/2006

13 décembre 2006

L’idée de faire un souper-causerie sur le thème de la spiritualité, et plus précisément sur le thème de la nouvelle spiritualité, c’est-à-dire les nouvelles démarches prônées par des personnes, de plus en plus nombreuses, qui revendiquent pour leur équilibre une quête spirituelle, est né à la suite d’un précédent souper-causerie sur le thème de l’éthique et sur l’intérêt porté aux démarches de développement personnel.Le constat est que le terme de “ spiritualité ” qui semblait auparavant être utilisé dans des lieux et des sens très restreints, s’ouvre de plus en plus à des horizons nouveaux, pas toujours religieux dans le sens strict du terme, mais dans des cercles particuliers, des endroits vécus comme privilégiés par ceux qui les fréquentent où on peut parler de spiritualité en oubliant l’étiquette New Age, souvent péjorative. C’est ainsi un sujet qui est rarement abordé dans les lieux sociaux courant, mais qui semble prendre une place de plus en plus grande pour de plus en plus de personnes qui sont désireuses d’en parler, mais pas n’importe où et, et disons-le, surtout pas avec n’importe qui. C’est un sujet personnel et privé, mais sur lequel on aimerait échanger.

Pour ma part, c’est un sujet qui s’est imposé récemment, mais avec insistance, et qui m’apparaît aujourd’hui comme une orientation fondamentale, dans ma vie de tous les jours et pas seulement comme sujet de société. Ce qui a déclenché cet intérêt, c’est intellectuellement la découverte du lien très fort entre le rejet de la spiritualité et la mise à distance du corps dans la civilisation occidentale à partir des Lumières. Descartes a posé le principe de la séparation du corps et de l’esprit, du matériel et du spirituel et même de l’émotion et de la raison, en dévalorisant le corps, considéré de l’ordre de l’animal, et en attribuant à la raison la caractéristique principale d’humanité. Cette distinction a permis l’émergence de la science et le développement de tous ses succès, mais aussi l’envahissement du champ social par des principes de rationalité, au détriment d’autres principes, plus liés à l’affect et même au raisonnable (le cœur a ses raisons que la raison ignore).

Aujourd’hui, le retour de la spiritualité peut être considéré à travers l’émergence directement dans le champ scientifique le plus pointu comme la mécanique quantique de questions philosophiques et métaphysiques, la confrontation avec des sociétés souvent orientales qui ont adopté la science mais sans lui octroyer tout le champ social (Chine, Inde), mais aussi les conséquences de décisions soi-disant étayées sur des bases scientifiques qui apparaissent aujourd’hui comme catastrophiques (réchauffement de la planète, manipulation du génome humain, etc.), sans parler du développement d’un sentiment de détresse qui se traduit par des dépressions, des dérèglements de plus en plus nombreux des systèmes immunitaires, des désordres sociopathologiques en augmentation et dans ses formes les plus bénignes par un fort sentiment de vide intérieur.

Il semblait pourtant d’un point de vue philosophique que l’émergence de la physique n’a jamais visé la disparition de la métaphysique, alors qu’il peut sembler que c’est ce qui est arrivé. Ces réflexions m’ont conduit à une vision en creux de la spiritualité, comme étant quelque chose qui semblait faire défaut à nos sociétés.

Mais ce qui m’a permis d’aborder la spiritualité d’une manière plus directe a été la découverte du lien entre la spiritualité et le corps à travers un stage appelé “ résonance sonore ” animé par Iégor Retznikoff qui traitait de “ l’intonation juste ” et de la manière dont on peut l’appréhender à travers une écoute attentive du son chanté : la note, mais aussi et surtout ses harmoniques naturelles. Cette notion d’intonation juste, et par extension du “ mode ” qu’il convient d’adopter en fonction des différents chants, est présente dans toutes les cultures de chant sacré et ne s’est éteinte en occident qu’avec l’invention du piano, ou clavier tempéré, permettant le développement de la polyphonie au détriment de la justesse monophonique. En résumé, le chant antique occidental ou contemporain dans de nombreuses traditions orientales est un mode d’accès au sacré : “ spir ” dans esprit et respirer vient de la même racine. Le souffle, et à travers lui la vie, tel qu’il s’exprime notamment à travers le chant, est synonyme d’esprit. Les parties du corps animées par ce souffle entrent en résonance avec le monde sacré. L’article “ résonance sonore ” présent sur le blogue détaille ces questions.

Pour les participants de ce souper-causerie, la difficulté de parler de spiritualité est liée à la confusion fréquente qui est faite entre spiritualité et superstition, comme si toute quête spirituelle devait s’accompagner de croyance dans des histoires, réactivés par des rites qu’ils conviendraient de reproduire scrupuleusement.

La spiritualité traduit pour certain un esprit de rébellion contre la logique de tout expliquer. Le spirituel, c’est le bonheur de mener une recherche qui n’a pas de réponse, qui ne vise pas à poser un point final. La métaphysique vaut plus pour le cheminement que pour le résultat, alors qu’une démarche strictement rationnelle (ou rationnelle seulement) vise principalement au résultat. Avoir une démarche spirituelle, c’est se donner le choix de suivre une démarche sans résultat, une démarche qui ne vise pas les pourquoi, une démarche où le chemin vaut en soi. La spiritualité ne vaut pas comme une solution, elle vaut car elle n’offre pas de solution mais un questionnement. On aboutit quand même sur quelque chose, on n’aboutit jamais à rien dans une recherche spirituelle, on atteint toujours quelque chose, mais qui n’est pas de l’ordre d’une réponse.

Pour les participants au souper-causerie, c’est une recherche qui propose de prendre du temps pour soi, du temps qui est alors pris sur le collectif. C’est une démarche qui n’est jamais collective en fait, et qui n’est pas transmissible. C’est aussi en cela qu’elle n’a pas de résultat, car elle ne se traduit pas par un savoir ou une expérience qu’on peut mettre directement à disposition de la collectivité. Une expérience spirituelle est forcément instransmissible. Ce qui est en question, c’est soi-même dans une recherche spirituelle. Le titre du souper-causerie renvoie à cette notion : la tarte à la crème renvoie au collectif, au sociologique. En essayant de partager directement une expérience mystique, elle perd de son contenu.

La spiritualité est donc considérée comme une expérience individuelle. Quel est alors son rapport avec la religion ? La religion relève en effet du collectif. Les religions sont des institutions. Même si elles se sont souvent opposées à des formes institutionnelles contemporaines de leur émergence, elles deviennent des institutions. Alors qu’on considère souvent que le spirituel devrait être une composante essentielle du message religion, il semble que ce n’est pas ce contenu spirituel qui est mis en avant, mais surtout les contraintes et diktats institutionnels. Les religions sont beaucoup critiquées et certains prédisent leur disparition, alors qu’on constate leur crispation à travers des positions aussi extrémistes que le terrorisme.

Certains faits témoignent d’une diminution de l’activité religieuse, comme la diminution importante du nombre de prêtre dans la religion catholique, alors qu’on constate dans le même temps, et dans cette même église catholique, une augmentation importante du nombre de retraites, de séminaires d’isolement spirituels. Cela semble traduire en fait, une réorientation de la pratique, du collectif vers l’individuel. C’est comme si le sentiment spirituel devenait plus vivace, mais sans que cela profite aux religions dans leur partie institutionnelle. Les religions qui apparaissaient auparavant comme le lieu “ naturel ” du spirituel, ne sont plus envisagées que sous leurs aspects institutionnels les plus détestables. Ainsi la pratique démonstrativement religieuse diminue alors que l’intérêt pour le spirituel se maintient et s’épanouit dans des retraites, des lieux plus retirés, dans le cadre d’une pratique plus “ intime ”. Les religions se sont éloignées de la spiritualité dans leur message et la culture religieuse qui se répand n’a plus la forme d’une culture spirituelle. Le problème des religions est de concilier une aspiration spirituelle, individuelle, à une institution obligatoirement collective. Aujourd’hui, il semblerait que le spirituel ait été oublié et que cela entraîne l’affaiblissement des religions qui ne deviennent plus que des églises vides.

Les scientifiques, qui sont censés être les défenseurs de la rationalité sont plutôt moins athées que le reste de la population. A un certain niveau de science, et notamment en physique quantique, se pose la question de croire ou de ne pas croire. “ Le monde est absurde, autant y croire ”. Les chercheurs en physique quantique savent qu’ils doivent prendre une position. Ils ressentent de plus en plus un besoin de disposer de choses qui ne s’expliquent pas, qui relèvent en fait du choix individuel, du spirituel ; l’important pour eux est que ce choix soit posé et explicité.

Pour les participants au souper-causerie, le sens spirituel est apparu dans leur enfance comme une question qui naît, quelque chose de fondamental et d’individuel. Ces questions, qui ne visent pas à l’obtention d’une réponse, apparaissent aussi nécessaires que les questions pratiques, qui elles attendent des réponses. La quête spirituelle est considéré comme un raccourci de la situation absurde dans lequel se trouve l’humanité qui est de chercher des réponses à des questions, alors que le gain résulte surtout dans le questionnement et le cheminement induit par le fait de se poser cette question.

Quel rôle ont joué les parents ? Pour tous les participants, un des parents a joué un rôle plus important que l’autre dans cette voie. Quel rôle a joué la religion des parents ? L’éducation religieuse peut jouer dans cette recherche spirituelle ; contrairement à certaines positions, la religion catholiques, sous sa forme actuelle, ne se présente pas comme un frein à la spiritualité, mais peut en donner le chemin. Quelque soit le chemin, l’important pour les participants est que l’enfant, ou l’adulte qu’il est devenu, ait trouvé son propre mode de questionnement.

En fait, ce qui est apparu au cours de la discussion, c’est que la démarche spirituelle relève fondamentalement d’un choix individuel, qu’il soit ou non promu, présenté ou pas par les parents. Dans la spiritualité, il y a adhésion, mouvement vers, ce qui nécessite une forme de liberté. Et parfois la religion qui devrait être porteuse de spiritualité, qui se pose comme le premier vecteur de la spiritualité, se positionne parfois comme un écran entre la spiritualité et les gens. La recherche de la spiritualité nécessite en fait des efforts individuels. Les religions font écran à la spiritualité car elles proposent souvent des solutions toutes faites, collectives, des rites à respecter, des étapes à suivre.

Les grands maîtres spirituels de toutes les religions s’expriment souvent sur le fait que toutes les religions se rejoignent dans la spiritualité. Dans les religions où les églises ont pris trop de place, les grands maîtres spirituels sont investis d’une mission intellectuelle et sociétale qui les détournent du message spirituel. La religion musulmane qui est née avec la volonté de ne pas institutionnaliser les prêtres, à l’inverse de la tradition catholique, semble se trouver aujourd’hui dans une situation où l’institutionnalisation semble extrême, où seul le collectif, et pas n’importe lequel, un collectif dogmatique a le droit de s’exprimer. Il est vrai qu’aujourd’hui, à l’instar de ce qui se passe dans la religion catholique, ce ne sont pas les courants à vocation spirituelle, comme le soufisme, qui peuvent s’exprimer le plus clairement.

Lors de ce souper-causerie, s’est posé aussi la question de la spiritualité en orient, où certains participants considéraient que la question n’existait pas, alors que d’autres voyaient dans l’absence de distinction opérée dans la culture chinoise entre le matériel et le spirituel, le naturel et le culturel la raison de cette apparente inexistence de la spiritualité. En effet, encore aujourd’hui, la distinction qui semble si évidente pour les occidentaux entre le monde matériel et le monde spirituel n’existe pas en Chine, sans que cela soit un frein à leur apprentissage des raisonnements scientifiques, à la leur mise en œuvre et à leur capacité de déposer des brevets. C’est cela aussi qui explique l’embarras occidental à définir le bouddhisme, et à l’utilisation de circonvolution du type le bouddhisme n’est pas une religion, mais une philosophie de la vie. C’est surtout une religion sans Dieu, c’est la promotion qu’une quête spirituelle qui se défend d’avoir besoin d’intercesseurs tels que Dieu. C’est la promotion d’une quête spirituelle individuelle.

La Chine n’est pas sans spiritualité, au contraire la spiritualité est en continuité avec le matériel. Les Chinois vivent dans un monde qu’ils considèrent comme complexe, où tout est en constante interaction avec tout. L’occident recherche l’univoque et promeut l’opposabilité des contraires, alors l’orient se plait dans l’équivoque et la continuité des substances. Ainsi un occidental va chercher à améliorer son âme à travers de belles pensées alors qu’un chinois l’alimentera aussi par des mets bien préparés, des émotions subtiles et des promenades. Le psychologue et logicien Richard E Nisbett présente dans son livre “ the geography of thought ” les études qui l’ont convaincu que les processus de pensée ne sont pas universels et qu’une dichotomie apparaît clairement entre l’esprit occidental et l’esprit d’Asie du Sud au niveau des processus de cognition. Cette position ne résulte donc pas d’une vision romantique, exotique ou ethnocentrique de la réalité.

En occident, l’influence des lumières est très apparente dans les différences entre le catholicisme et le protestantisme. Les catholiques croient à la transsubstantiation, réelle présence du corps du Christ dans l’ostie, et pas les protestants. Dans le catholicisme, il reste plus de traces d’une continuité entre le monde matériel et le monde spirituel que dans le protestantisme, où est visé la mise à distance du corps, le rejet de l’animalité au profit d’une ouverture vers les lumières. Les lumières ont plus éloignés les gens du corporel et du spirituel que les religions elles-mêmes comme certains le croient. Le Moyen-Age était religieux et le corps et le spirituel y avaient de la place, qui s’est beaucoup réduite ensuite. Avec le développement de la propriété privée et du capitalisme, l’intérêt s’est détourné de l’être au profit des choses. Le corps est devenu au mieux un instrument, dont il convient d’effacer toute trace d’animalité (odeur, poil, etc.) jusqu’à promouvoir un modèle idéal qu’il convient d’approcher.

L’occident a fondé une grande partie de son développement depuis les Lumières sur la dissociation corps-esprit, raison-émotion. Elle a permis la création de la science, les avancées techniques mais son revers apparaît aujourd’hui sous une forme de désarroi profond. Il est possible de considérer cela comme un obstacle épistémologique que la spiritualité permettrait de lever, en réintégrant la continuité corps-esprit, raison-émotion dans le champ social. La dissociation a permis des avancées extraordinaires, qu’il convient de conserver tout en réintégrant ce qui en fait les frais.

Au delà des religions, les participants ont considéré que d’autres éléments permettaient une approche du spirituel, et notamment le rôle de l’esthétique. L’émotion esthétique peut être considérée comme une expérience similaire ou introductive à l’émotion spirituelle, à l’expérience spirituelle. Il apparaît que la vérité présente aussi un intérêt limité, elle dépend de ce que tu trouves, au moment où tu le trouves. Elle ferme une question et ne laisse pas les voies ouvertes, comme le fait l’émotion esthétique. De même, la résolution d’un problème mathématique ardu est parfois capable de générer une émotion très forte, une forme de plaisir intense, qui est physique et esthétique. La résolution d’un problème peut être la préfiguration d’une expérience. L’aboutissement d’un raisonnement produit une émotion esthétique, spirituelle qui se traduit par une vraie joie, un appétit de vie qui se traduit au niveau du corps.

Une réflexion est apparue lors du souper-causerie sur le fait que l’occident n’a pas tant évacué la spiritualité, qu’il ne se donne plus les moyens de la reconnaître là où elle subsiste. Elle est plutôt dévalorisée, ce qui empêche de la reconnaître. Elle est suspecte. C’est comme si des expériences spirituelles sont vécues mais ne sont pas interprétées en tant que telles. Ensuite, au hasard d’une lecture, d’une description par de grands maîtres spirituels ou plus simplement par des écrivains sachant aller au-delà des mots, on s’aperçoit que c’est une forme d’expérience déjà ressentie, appréciée, voire recherchée, mais à laquelle on n’avait pas naturellement attribué le qualificatif de spirituel.

La spiritualité est considérée comme un constat d’échec, comme un refuge hors du monde réel dans les solutions toutes faites proposées par les religions. Pour y répondre, certains bricolent leur propre religion en prélevant des morceaux dans les différents corpus à disposition. Pour les participants, cela relève du constat d’une recherche réelle dans un monde qui n’a plus de repère à ce niveau-là. C’est le retour à un chemin individuel au détriment des solutions toutes faites et institutionnalisées.

Quel est le lien entre la laïcité et le spirituel ? La laïcité a affaire avec le social et n’est pas en contradiction avec spirituel. La position laïque est de s’opposer à la religion comme institution mais pas contre le spirituel. L’athéisme se positionne contre Dieu. Il a posé comme résultat définitif que Dieu n’existe pas. L’agnostique, lui, refuse la métaphysique. Il est dans la croyance absolue d’avoir une capacité de connaissance entière.

Le spirituel fonctionne comme une énergie vitale pour celui qui considère que cette quête est importante. Pour les autres personnes, c’est une question qui ne se pose pas, dans une approche qui apparaît comme une situation de négation totale, de déni. Mais une des caractéristique de la démarche spirituelle est que la profondeur ne se voit pas, ne s’exprime pas. Et les personnes qui sont animées par cette quête hésitent à en parler. C’est une aspiration qu’on veut taire ou exposer, mais l’avoir c’est se positionner comme humain. Pour certains, c’est la condition humaine.

Spinoza évoque une forme de connaissance qui vise à la profondeur, et en cela se rapproche de la quête spirituelle. Il s’agit du troisième registre de connaissance : au delà de la connaissance par ouï-dire, au delà de la connaissance acquise par le raisonnement et l’application de règles, se trouve la connaissance par intuition. Cette dernière est la plus profonde, elle est liée à une expérience spirituelle intérieure qui permettre de connaître les choses en elles-mêmes et pas à travers ce qu’on en a dit ou ce qu’on connaît de leurs propriétés physiques, mécaniques, etc.

Le monde contemporain a du mal à accepter cette connaissance intuitive, par ailleurs, très souvent considérée comme féminine, et vise à l’éradiquer. Il est à noter que l’intuition a souvent besoin de silence, comme de nombreuses expériences spirituelles.

En conclusion, pour les participants, il est vrai déjà intéressés par cette question, le spirituel relève du choix individuel à partir d’une posture sincèrement et profondément humaine. Ainsi la conviction intime est de l’ordre du spirituel, de l’humain, en liaison avec le corps, à partir d’une connaissance de l’intérieur qui ne s’exprime pas par des lois.


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2 Comments Add your own

  • 1. lmazet  |  13 décembre 2006 at 13:18

    La spiritualité, pour l’aborder, mérite bien sûr l’analyse du rapport entre le corps et l’esprit et pose bien évidemment aussi la question de la méthode de cheminement intellectuel nécessaire à son développement.

    La connaissance du corps est un postulat de départ, qui semble a priori simple mais à y regarder de près, la relation au corps pose un problème et n’est pas si accessible que cela.
    Elle pose une question à resituer sur le plan sensoriel, culturel, sociologique et psychologique. La démarche étant sans doute de s’en libérer à un moment où l’autre quoi qu’on en dise.

    A l’identique pour l’esprit, quelle est la part de raison nécessaire, où se situe l’esprit logique, quelle est la place laissée à l’intuition…Comment chacun se nourrit de l’autre? Ne doit-on pas se poser au final la question de la relation entre la spiritualité et la créativité? A un moment donné ne perçoit-on pas que le scientifique rejoint le religieux, l’artiste le scientifique? Et pourquoi même sans “langage” commun entre les trois, une compréhension respective se dégage? Génie artistique, génie mathématique (génie religieux…j’ai encore des doutes ceci étant, mais ne parle-t-on pas de saints et de grands mystiques !!!)

    …Pour rebondir sur le souffle, au commencement était le verbe, mais après?

  • 2. scdupassage  |  3 janvier 2007 at 11:04

    Le site http://www.nouvellescles.com propose plusieurs dossiers thématiques concernant la spiritualité. Ces dossiers sont constitués d’articles parus dans la revue. Un concerne notamment directement un sujet discuté lors du souper-causerie : les relations actuelles entre les sciences et la spiritualité.

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